Chien difficile à dresser : les 5 races de chiens les plus compliquées
À savoir
Le Beagle : un chien difficile à dresser par nature
Le Beagle est souvent perçu comme joyeux et sociable mais son instinct de pisteur représente un défi majeur pour l’éducation. Historiquement sélectionné pour la chasse en meute, cet animal possède un flair exceptionnel.Cela l’incite constamment à explorer son environnement : dès qu’il détecte une odeur intéressante, le Beagle se focalise exclusivement dessus. Les ordres de son propriétaire passent alors en second plan… Cette tendance à suivre son nez plutôt que les commandes vocales rend l’apprentissage du rappel particulièrement ardu.
Très intelligent, il n’est pas pour autant dénué de volonté. Il préfère simplement suivre son propre rythme. Cette indépendance exige de la part du maître une grande persévérance et une gestion rigoureuse de ses sorties.
L’Akita Inu : une intelligence indépendante
L’Akita Inu est une race japonaise réputée pour sa loyauté, mais aussi pour son caractère bien trempé. Contrairement aux races très demandeuses d’attention humaine, l’Akita Inu fait preuve d’une grande autonomie.Cela se traduit notamment par un manque d’intérêt flagrant pour les jeux de répétition comme rapporter une balle. De ce fait, les sessions d’éducation classiques se montrent souvent inefficaces. Ce chien n’obéit pas par simple désir de plaire mais par respect pour un leader qu’il considère comme juste et constant.
Attention, une approche autoritaire, basée sur la domination, est formellement déconseillée. Elle risque en effet de provoquer des réactions défensives ou de l’insécurité. Pour l’Akita Inu, l’éducation repose sur une socialisation précoce et une communication claire, sans jamais compromettre sa dignité.
Encart : Le Shiba Inu. Ce dernier mérite d’être mentionné ici, car il se rapproche fortement de l’Akita. Japonais également, le Shiba Inu est souvent comparé à un chat pour sa tempérance, sa propreté et son fort caractère. Très intelligent, ce petit chien comprend très vite ce qu’on lui demande mais choisit souvent de ne pas l’exécuter.
Le Shar-Pei : un caractère très sélectif
Le Shar-Pei est loyal envers son cercle restreint et naturellement méfiant envers les inconnus. Cette race possède un caractère très affirmé et une tendance à vouloir diriger les situations. Avoir un Shar-Pei nécessite une sociabilisation intensive et précoce. Cela permet d’éviter qu’il ne devienne territorial ou réactif face aux autres animaux ou aux personnes qui lui sont étrangères.Son éducation demande par ailleurs une grande fermeté, non pas par la force, mais par une constance inébranlable et un leadership calme. Il est crucial d’établir des limites dès le plus jeune âge afin qu’il ne se considère pas comme le maître de la maison. Les séances d’entraînement doivent être courtes et stimulantes. Le Shar-Pei peut en effet rapidement se montrer sélectif sur les activités qu’il accepte de faire.

Le Dalmatien : une endurance débordante
Héritage de ses fonctions historiques de chien de carrosse, pouvant courir sur de très longues distances, le Dalmatien est inépuisable. S’il ne dépense pas suffisamment son énergie, il peut vite devenir ingérable. Se développent alors des comportements destructeurs, des aboiements excessifs ou une agitation constante.L’aspect le plus complexe de son éducation réside dans l’équilibre entre la dépense physique et la stimulation mentale. Plus il fait d’exercice physique sans engagement cérébral, plus son endurance augmente, renforçant son agitation. Il est donc recommandé d’intégrer des séances d’éducation durant ses activités sportives, pour canaliser sa concentration.
Sa nature vive et sa grande intelligence demandent un propriétaire actif. Ce dernier doit être capable de proposer des défis constants, pour éviter que son chien ne s’ennuie.
Le Husky Sibérien : un aventurier obstiné
Le Husky Sibérien est sans doute l’une des races les plus emblématiques en termes d’indépendance. Sélectionné pour parcourir des distances immenses en tirant des traineaux, il possède une mentalité de travailleur autonome qui n’attend pas des ordres pour avancer. Cette autonomie fait du Husky un chien difficile à dresser pour le rappel. Son instinct de poursuite et son désir d’exploration prennent souvent le pas sur les consignes reçues.Le Husky a besoin d’une éducation patiente, centrée sur la gestion de son énergie et la mise en place d’un environnement sécurisé. Il est d’ailleurs déconseillé de le laisser dans un lieu non clos, son besoin de courir pouvant l’amener à fuguer.
Encart : Le Samoyède. Lui aussi est un chien de travail robuste, doté d’une intelligence vive et d’une grande sociabilité. Mais sa forte personnalité et ses besoins élevés en stimulation mentale posent souvent problème à ses propriétaires.

Il est important de choisir son chien en fonction de ce que l'on peut lui apporter concrètement au quotidien, plutôt que de se laisser guider par ses propres envies esthétiques ou les tendances du moment. Par exemple, adopter un Dalmatien impose d'être un propriétaire très actif capable de combler son besoin immense de dépense physique et mentale pour éviter des comportements destructeurs.
De même, un Husky Sibérien demande un environnement sécurisé et une gestion de son énergie pour canaliser son désir d'exploration. En alignant votre mode de vie sur les besoins spécifiques de la race, vous garantissez un équilibre mutuel et une relation harmonieuse.
Travailler avec des races de chiens au caractère difficile ne vous fait pas peur ? Découvrez la formation Éducateur/Comportementaliste d’EFM Métiers Animaliers !
Catégories